01 February 2007CE
Compatibilité dans l’appréhension et la compréhension de l’islam
par mouqabala dans Général
~
Imprimer cet article
On se marie par amour. On se marie par dépit. On se marie par désir ou pour des raisons administratives. On se marie même pensant payer moins d’impôts. On se marie pour des tas de raisons. Mais, en islam, on se marie pour une et seule chose, pour un seul objectif : poursuivre l’adoration à deux.
Allâh le Très-Haut nous dit dans le Saint Coran :
Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent (Coran, sourate 51, verset 56)
Etre musulman, c’est en effet vouer sa vie à Allâh. Seul sur son tapis de prière ou en rang parmi ses frères à la mosquée, le musulman vit pour adorer Allâh. Si la vie d’un musulman est une vie dédiée à Allâh, a fortiori la vie de deux musulmans, en l’occurrence d’un couple, l’est aussi. Mais le passage de un à deux nécessite quelques mises au point.
Adorer Allâh tout seul est à la portée de tous, l’islam ayant été envoyé à toute l’humanité, celle des petits et des grands, des pauvres et des riches, des intelligents et des moins intelligents, des savants et des ignorants. A contrario, adorer Allâh à deux, c’est comme adorer Allâh tout seul… mais à deux. C’est précisément ce “deux” qui concentre toutes les difficultés, voire les impossibilités. Poursuivre l’adoration à deux quand on est célibataire et qu’on se marie nécessite sinon une certaine intelligence, tout au moins une préparation, et au préalable une réflexion. Il ne suffit pas d’adorer le même dieu pour réussir à bien l’adorer à deux. En d’autres termes, ce n’est pas parce que elle est musulmane et qu’il est musulman, que tous deux vont réussir à adorer ensemble Allâh.
L’islam peut être la cause du divorce
Aussi paradoxal que cela puisse être, l’islam peut être à la fois ce qui fait et ce qui défait un couple. Il est ce qui fait un couple, quand chacun sait ses droits et ses devoirs, remplit ses obligations et avance dans la satisfaction d’Allâh et la recherche de son agrément. Et il est ce qui défait un couple quand il devient l’enjeu, voire la cause de la discorde ; ce qui arrive malheureusement plus souvent qu’il ne semble et ce pour diverses raisons, dont les suivantes:
- on a naïvement cru qu’il suffisait d’affirmer sa croyance en Allâh pour s’entendre avec son/sa futur(e) ;
- on a négligé le profond décalage dans la conception même de l’islam ;
- on a refusé de voir que la vision de chacun ne s’accordait pas avec celle de l’autre ;
- on a remis à plus tard ce que l’on considérait comme secondaire ;
- on a fait confiance à l’intelligence de chacun, quand il s’agit de s’interroger sur la compatibilité religieuse.
Pour une histoire de crevettes
Ces différents écueils peuvent prendre diverses formes, dont, par exemple, l‘opposition d’écoles de pensée : en islam, différentes écoles juridiques se cotôient en bonne intelligence et offrent des interprétations parfois concordantes, parfois divergentes. Ces divergences s’expriment tant dans les actes d’adoration que dans les actes de la vie quotidienne. Ainsi, un acte interdit par l’école de pensée de l’imam Abu Hanifah pourra être autorisé par une ou plusieurs autres écoles.
est hanafi,
est malikite. Il ne mange pas de crevettes, elle en mange et en raffole. Lui considèrant, conformément à son école de pensée, que c’est haram d’en consommer exigera que ses enfants n’en mangent pas. Elle, qui en a toujours mangé chez ses parents, voit d’un très mauvais oeil cette interdiction. Et le conflit éclate. Shaytan raffolant de ces petites choses ajoute son grain de sel et ce qui ne devait être qu’une divergence d’opinion devient un feu qui consume le couple et peut mener jusqu’à le réduire en cendres.
La crevette n’est en rien responsable. Pas plus que dans les cas de conflit entre le frère tablighi et son épouse salafiya, qui, naïfs, n’ont rien vu de la sévère incompatibilité qui les destinait à ne jamais s’unir. Ni entre celle dont l’exigence de respect strict de la sunna s’accommode mal avec celui qui entre juste en religion et qui peine à s’acquitter de toutes les obligations. Ni entre le musulman pratiquement dont la profession de foi ne dépasse guère le joli cadre offert par le voisin revenu du hajj et qui trône au-dessus de la télévision et la musulmane pratiquante, fidèle aux préceptes islamiques.
Veiller à ce que l’adoration d’Allâh soit comprise et menée de la même manière par chacun des conjoints, voilà qui nécessite prudence et réflexion. Faute de quoi, on va tout droit à la catastrophe.
(Dans le prochain billet, il sera question de la compatibilité des personnes. A suivre…)
***
Votre avis m’intéresse. Laissez vos commentaires


6 février 2007 à 11:05
salam alykoum
c machallah :)
tu as écris exactement ce que je pense subnallah
merci
que dieu te guide toujours sur le droit chemin
wa salam
6 février 2007 à 23:26
as-salâmu ‘alaykum
wafîk bâraka-Llâh
merci pour vos encouragements et amîn à vos invocations.
14 février 2007 à 15:35
salam alaikoum
akhi,
c’est excellent ce que tu as ecrit!!j’en suis ravie et je suis d’accord
sommes nous en mesure de le comprendre?
sommes nous predisposés pour l’appliquer et ne pas le trouver trop compliqué ou inutile?
akhi, j’espere que vous allez prendre en consideration l’ email que j’ai envoyé dans la rubrique “contactez moi”
wa alaikoum salam
15 février 2007 à 20:53
as-salâmu ‘alaykum
Bâraka-Llâhu fîk pour vos encouragements.
Est-ce que nous sommes en mesure de le comprendre ? Essayons d’abord de le lire :)
15 février 2007 à 21:11
salam alaikoum
moi aussi, je t’encourage à publier
wa alaikoum salam
15 février 2007 à 22:14
as-salâmu ‘alaykum
Bâraka-Llâhu fîk
16 février 2007 à 23:01
salam alaikoum
j’aurais aimé bien que vous abordiez un sujet à mon sens important
le diagnostic de la femme “multazima”
et le diagnostic de l’homme “multazim” à cette epoque avec les prejugés qu’ils sont, l’education..etc
je citerai:
1.traditions et habitudes : avoir peur de ce que pense l’homme d’elle , c’est l’homme qui juge de la pudeur, ne pas connaître la relation étroite entre le corps et l’esprit
2.non compréhension de la religion, ce qui est permis et n’est pas permis, c’est qoui la pudeur, la timidité ..etc
3.réaction vis-à-vis de la société occidentale: une femme musltazima fait bcp d’efforts pour ne pas s’identifier aux occidentaux
vous allez me dire quelle est la relation entre une mouqabala et ce diagnostic : tout ceci ça ressort dans une mouqabala et ça bloque parfois la communication mais je pense que c’est une source de blocage
ce meme diagnostic aidera dans la vie conjugale
car epouser un moultazim cela ne veut pas dire s’entendre avec lui . ainsi , j’ai lu plusieurs fois que certains hommes ont tendance à qualifier les femmes de froides et cherchent une deuxime voire troisime epouse
et les femmes ont tendance de qualifier les hommes d’egoistes car ils ne font pas l’effort de les comprendre, de les rassurer
Allah aalem
wa aalikoum salam
17 février 2007 à 17:09
as-salâmu ‘alaykum
Noure, c’est là, je pense, ce qui fera l’objet de l’article sur la comptabilité entre les personnes, pieuses ou non d’ailleurs.
17 février 2007 à 18:07
salam alaikoum
barak ALLAH fikoum, on a besoin de developper la culture de la preparation du mariage et de l’intelligence de comprendre l’autre et comprendre les conflits et prejuges ..entre les pieux et les pieuses
mash ALLAH
25 mars 2007 à 0:32
“Assalamou alaykoum wa rahmatou LLAHI wa barakatouh”
“Baraka ALLAHO fik akhi” que ALLAH vous récompense pour cet exelent article et que chaque lettre écrite soit dans votre balance de “hasanat”.
juste une précision au sujet des crevettes je crois que mon frère a voulu parler des escargots car, a ce que je sais les crevettes ne sont point interdites pas aucune école de pensée Islamique, puisque le Prophète “Salla LLAHO alayhi wa sallam” a dit (” ouhilat lakoum maytatan wa daman al kabid wa tohal, wa ssamako wa ljarado”). désolée je ne connais pas la traduction à la lettre en français mais le sens du hadith c’est que le foi le pencréas les sautrelles et toutes les créatures maritimes sont halal pour les musulman.
veulliez chère frère accepter mon observation,bonne continuation et
que Dieu vous garde.
22 mai 2007 à 18:24
Salam
Si un jour vous souhaitez publier :
http://www.lulu.com/fr
25 juin 2007 à 20:07
as-salâmu ‘alaykum
Oui, je connais.
Bâraka-Llâhu fîk
29 octobre 2007 à 16:12
Salam alykoum mon frère
tes posts nous manquent
inchallah tu recommencera très prochainement à écrire
Que dieu te bénisse
30 octobre 2007 à 21:03
as-salâmu ‘alaykum
Bâraka-Llâhu fîk
J’ai commencé la rédaction d’un nouveau billet la semaine dernière. Il faut que je trouve un peu de temps pour le terminer.
13 janvier 2008 à 21:50
salam aleikoum
Mach’Allah, barakallahou fik pour ce texte, qui reflète le grand problème de notre oumma. Plus j’avance dans ma vie et plus je me dit que le mariage est vraiement une très grande épreuve.
qu’Allah nous guide vers le chemin des bien guidés AMINE
qu’Allah augemente votre savoir et le notre AMINE
votre soeur
10 juillet 2008 à 9:53
salam alikoum
vraiment un grand chapeau a ce genre d’article trés “intelligible”.
persevere dans ce sens wa salam alikoum
3 décembre 2008 à 11:15
AsSalamou ‘alaykoum,
BarakAllhou fik pour ces publications, qu’Allah recompense l’auteur, le préserve ansi que sa famille
22 décembre 2008 à 10:40
as-salâmu ‘alaykum
bâraka-Llâhu fîk Muhammad