On l’aura compris : le mariage est donc une question de compatibilité. On s’unit à une personne parce qu’on sait qu’on a des points communs, des choses à partager et que tout laisse penser qu’objectivement il va être possible de fonder dans de bonnes conditions famille et avenir. On se pense, on se croit, on se sait compatible l’un à l’autre.

Ce à quoi l’on pense immédiatement lorsqu’on évoque la compatibilité, c’est bien entendu la compatibilité d’humeur. Quand elle est en quête de lui, ce qu’elle se dit ce n’est évidemment pas : “Pourvu que je te tombe sur un frère avec un caractère de cochon, râleur et caractériel.” Elle rêve d’un homme charmant, aimable, avec un brin d’humour et qui surtout la comprend, l’écoute et sache lui apporter toute l’attention qu’elle attend. Et pour ça, il faut déjà que ça colle.

elleet lui sont compatibles.

“Compatibilité d’humeur” est une expression fourre-tout dans laquelle on peut mettre tout et son contraire. D’ailleurs lorsqu’on évoque l’incompatibilité d’humeur dans un conflit, très souvent les causes de ce conflit sont à chercher ailleurs que dans l’humeur de l’un et de l’autre. Et de toute façon, si l’humeur peut défaire un couple, elle ne suffit pas à elle-seule à faire un couple.

Dans les prochains billets, nous évoquerons cette idée de compatibilité sous différents angles (au moins quatre ) :

  • Compatibilité dans l’appréhension et la compréhension de l’islam
  • Compatibilité des personnes
  • Compatibilité sociale
  • Compatibilité familiale