24 July 2006CE
Garder la tête froide
par Abulfar dans Général
~
Imprimer cet article
La mouqabala est un moment crucial dans la vie de
et de
. C’est comme un entretien d’embauche, l’embauche en moins : on a eu quelques infos sur le poste à pourvoir, on a mené sa petite enquête sur l’environnement dans lequel on est suceptible d’évoluer à l’avenir, sur l’entourage et bien entendu sur le partenaire. C’est justement toutes ces informations qui ont laissé penser que se mouqabaler serait opportun. Mais rien n’assure que ça collera.
Il faut pourtant y aller. Il faut se jeter à l’eau. Rude épreuve. On a peur de se noyer, de perdre les pédales. Il faut dire que tout n’est pas clair dans sa tête. Comment donc réussir à parler à un parfait inconnu de soi, de ses projets, de ses désirs, de ses envies, de ses craintes ? Pas étonnant qu’avant la mouqabala ce soit, et dans l’estomac et dans la tête, ça :

Alors qu’on n’attend plus qu’une seule chose, c’est ça :

La première règle (cruciale) est de garder la tête froide et si possible sur les épaules. Se laisser submerger par les émotions est dangereux. On risque de mal juger la situation, de ne pas comprendre toutes les questions et réponses de son interlocuteur, de ne pas soi-même formuler au mieux les questions, voire de répondre à côté. Mais, le pire est peut-être de laisser le désir prendre le pas sur la raison et, de fait, d’enjoliver tout ce que l’autre fera, dira, etc. :
- L’autre affirme qu’il/elle est un peu menteur/se : “pas grave, ça prouve qu’il/elle est malin/e, donc intelligent.”
- Il/elle coupe systématiquement la parole : “laissons-le/la s’exprimer, il/elle a tellement de choses à dire.”
- Il/elle n’écoute pas les réponses à ses questions : “quel génie ! il/elle a déjà cerné tout ma personnalité et n’a plus vraiment besoin que je parle de moi.”
- Il/elle ne veut pas d’enfants : “Et alors ? On peut toujours adopter un chien ou un chat ?
- Il/elle veut vivre à l’étranger : “Moi, je vais chaque été au bled. Alors quitter la région parisienne pour vivre dans un petit village de Kabylie, sans eau ni électricité, pas grave si je l’aime.”
- etc.
La liste n’est pas exhaustive. Toutes ces questions sont fondamentales. Aucune n’est à négliger. Pour autant, il n’y a pas de bonnes réponses ni de mauvaises. La bonne réponse est celle qui convient à l’autre, la mauvaise celle qui ne convient pas à l’une des deux parties (nous sommes soit dit en passant dans un cadre licite). Car, à bien y réfléchir, le mariage n’est qu’une question de compatibilité.
(à suivre)
Votre avis m’intéresse. Laissez vos commentaires


25 juillet 2006 à 19:20
Salam
jolis dessins. Blog intéressant, à suivre…
26 juillet 2006 à 20:31
wassalamu alaykum
Merci pour votre compliment.
A.
17 novembre 2006 à 1:57
salam alaikoum
qui a crée le dessin en haut? le premier!!
il est plein de sens, d’intelligence , de fusion de finesse , de profondeur…ça me plait
hmm, pourqoui tu ne developpes pas ce theme ” de la tete frpoide encore plus”
faut-il bcp parler ou pas?
faut-il sourire? une femme musulmane à une homme musulman dans une mouqabala..?
comment laisser les choses negatives à a fin
commencer par les cotés positifs
j’ai entendu aujourd’hui qu’une jeune fille a raconté à un homme dans une mouqabala ses periodes de maladies dans une premiere rencontre. il etait choqué
comment parler avec confiance et dignité
17 novembre 2006 à 19:05
as-salâmu ‘alaykum
Noure,
Textes et dessins sont de la même personne : Abulfar.
Toutes les questions que vous soulevez seront in châ’a-Llâh abordées plus tard, dans des prochains articles.
29 novembre 2006 à 14:46
Salam ‘alaykum,
Votre texte “Garder la tête froide” me fait complètement penser à tout ce que j’ai pu vivre jusqu’à présent de mes différentes mouqabalas : stress, angoisse, milles questions qui vous traversent l’esprit…on ne contrôle plus rien, c’est la panique générale car “rien n’assure que ça collera”. Pour moi aujourd’hui le plus difficile est justement de me jeter à l’eau !! Rien ne me fait plus peur aujourd’hui que de dire oui et de me m’engager.
On cherche souvent la complète “compatibilité” avec l’autre, l’âme soeur, être complémentaire.
Puisse Allah SWT guider nos coeurs et notre raison, amine.
Salam ‘alaykum
30 mars 2007 à 10:05
Assalam aleykoum,
Savoir gérer ses émotions et sentiments a été pour moi un problème récurrent lors des différentes mouqabalas que j’ai faites.
Trouver l’autre parfait conduit à voir tout ce qu’il dit ou fait bien mais de son côté on se dévalorise.
A l’inverse il est difficile de gérer une mouqabala dans laquelle on est mal à l’aise face à un comportement que l’on comprende pas et qu’on n’accepte pas. Cela s’est traduit chez moi, par un mutisme du à la honte de répondre.
Mon mutisme est pris par la personne d’à côté par de l’arrogance.
Et on s’en sort plus car chacun est déçu par cette rencontre que l’on pensait être très prometteuse.
Comme de nombreuses personnes, je pense aussi que ce site est très bien. Merci pour ta réflexion que Dieu t’aide dans ta démarche. Et qu’Il fasse qu’elle soit autant bénéfique à toi qu’à nous.
31 mars 2007 à 23:20
as-salâmu ‘alaykum
Bâraka-Llâhu fîk pour vos encouragements.
Qu’entendez-vous précisément par “comportement qu’on ne comprend pas” ? Quel comportement vos interlocuteurs ont pu avoir au point de vous plonger dans un mutisme ?
Qu’Allâh vous octroie un époux qui soit pour vous refuge, amour et chemin vers le Paradis.
Amîn.
9 septembre 2007 à 9:01
Si votre objectif et de fonder du solide qui dure sans surprise. Le mieux est derester naturel le plus possible sans artifice ni (Masque), car tot ou tard le naturel prend le dessu et il vaut mieux au début. Ne pas se décourager de ne trouver du premier coup … c est rare …
Et il faut avoir a l eprit la loi du 80-20
si 80 pour 100 corespondent tanpis pour les 20 pour 100 qui restent.
Un petit conseil pour nos soeur Si tu veux etre belle reste naturelle.
Bon courage et bonne chance
21 octobre 2007 à 20:42
Es Salamou alaykoum wa Rahmatoullah wa Barakatouh,
je comprends les situations qu’on pu vivre les soeurs, c’est vraie que pour certaines d’entre nous qui ne sortent pas facilement ou sont facilement intimidable, la bouche reste fermée malgré tout ce qui se passe dans la tête.
personnelement, je n’ai pas osé lui parler même si j’avais beaucoups de questions à lui poser; aujourd’hui je me dis que dans quelques mois inchaAllah je suis mariée mais je suis embetée par le fait de ne pas savoir grand chose de lui.
(parce que bien sur j’ai accepté vu que mes parents ont toujours étaient un filtre efficace et ont trés rarement accepté qu’on vienne me demander toujours avec des arguments et comme lui se voit ouvrir la porte je fais confiance à mes parents mais surtout à ALLAH que je le choisisse moi même ou je lui pose des questions ou pas je ne changerai rien de ce qu’ALLAH a prévu pour nous pourvu qu’il me donne la patience et m’accorde les hauts degré du paradis.
10 avril 2008 à 12:36
El salem wa 3alikom.
Je voulais répondre à Fatima. C’est difficile de se marier avec qqun dont on ne sait pas grand chose. On ne peut pas tout savoir. Il y a toujours un part de découverte qui correspond à mon sens, à une part de risque.
Qd je me suis mariée, je ne savais pas grand chose de mon mari. En vivant avec lui peu à peu j’ai appris à le connaître, et j’ai appris que beaucoup de choses étaient malheureusement fausses, ( ses études, sa situation, …)
Le mariage est à prendre au sérieux. Je m’en remets à Dieu, chaque jour, j’essaie d’oublier les mauvais côtés, et je relativise. Mais je sens (et lui aussi) que ça commence à m’influencer dans mon comportement, et je ne le supporte plus. Tout finit par être sujet de discorde à force de toujours tout mettre en doute.
Ma question: Jusqu’à quel moment doit-on continuer à relativiser et à être patiente? C’est une situation difficile.